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‘Cent’ familles ou comment gérer une famille recomposée


La société d’aujourd’hui est telle que nous contribuons au développement de familles recomposées. Il n’est pas question d’imposer qui que ce soit dans la famille ou même de s’imposer. Tout est histoire de savoir-vivre, de sensibilité et de partage. Il existe quelques fondamentaux utiles à connaître.


L’éducation des enfants


Même si les parents ne vivent pas sous le même toit, chacun garde sa part de responsabilité sur l’éducation des enfants comme le choix d’une école ou les activités parascolaires. En revanche, le compagnon ou la compagne peut imposer une certaine autorité au quotidien vis-à-vis des enfants, par exemple manger correctement, ranger ses affaires ou faire ses devoirs. Si des enfants existent des deux côtés du nouveau couple et sont amenés à vivre ensemble, il est important de définir des règles d’éducation à cette nouvelle famille de manière à garantir une égalité éducative, affective et familiale.

Comment gérer son ex-mari ou l'ex-femme de son nouveau compagnon ?


Il est important de garder une relation saine avec le père de ses enfants et de ne pas être en conflit avec lui, ou avec les membres de la famille. Le bien-être des enfants est primordial et doit rester l’objectif pérenne de votre décision commune de ne plus continuer ensemble. La sensibilité des enfants est telle qu’ils ressentent le moindre nuage entre leurs parents et cela peut se ressentir au travers de leur vie sociale ou scolaire. Adopter un comportement adulte de bonne intelligence n’est pas si difficile. Les enfants sont généralement rassurés en sachant leurs parents en liaison constante concernant les sujets qui les concernent. Même si le père est absent du domicile familial, il faut que l’enfant ait conscience qu’il est impliqué dans certaines décisions, qu’il doit donner son avis et donc être au courant. Ces décisions lui appartiennent à lui et non au nouveau compagnon dont ce n’est généralement pas le rôle. De même dans le cas inverse, les enfants du compagnon vivant sous votre toit, doivent savoir que leur mère communique à leur sujet avec la nouvelle compagne de leur père et que les échanges se font le plus naturellement du monde et toujours pour leur bien-être.

La première rencontre avec ses enfants


Quelque soit l’endroit où se déroule la rencontre, il faut avant tout respecter les enfants de l’autre. La première rencontre est primordiale et si l’enfant adopte une attitude hostile ou mutique, il ne faut pas essayer de brusquer les choses. Espacer les rencontres peut alors être une solution, puis en essayant petit à petit d’engager un dialogue, par exemple sur un sujet qui le passionne, la relation devrait s’engager d’elle-même. Mais attention, s’ils doivent changer de logement, les enfants doivent garder un espace personnel dans leur nouvelle habitation.

Et l’enfant dans tout cela ?


Le statut du nouveau conjoint peut paraître ambiguë vis-à-vis de l’enfant. Hormis certaines situations spécifiques et volontaires, le nouveau conjoint n’a aucun statut juridique envers l’enfant, il n’a généralement que des responsabilités envers lui découlant logiquement de son statut de ‘conjoint’. Cependant, certains enfants sont assez malins pour jouer de cette ambiguïté et créer involontairement ou volontairement des querelles d’adultes. Il est donc important de ne pas « tomber dans le piège » en ayant la bonne démarche vis-à-vis des uns et des autres. Se rendre sympathique auprès de l’enfant, le couvrir de cadeaux ou satisfaire ses moindres caprices n’est certainement pas la solution. A chacun de trouver le juste équilibre et la bonne approche. Cependant pour l’enfant, les parents biologiques que ce soit la mère ou le père, passeront toujours avant le nouveau compagnon ou la nouvelle compagne. Cela peut générer quelques jalousies instinctives selon les sensibilités, mais le but reste tout de même à parvenir à former une famille avec tout ce petit monde.

Eviter les conflits


Le logement familial est généralement empreint de la présence de l’ancien compagnon. Il est donc difficile d’emménager en faisant abstraction de ce passé. Proposer un réaménagement et une nouvelle organisation de l’espace en tenant compte de l’existence de chacun et en les faisant participer à la réorganisation du logement familial, tendra à éviter de se sentir mal à l’aise ou en invité permanent. Bien sûr l’idéal serait qu’un nouveau logement accueille la nouvelle famille, mais cela n’est pas permis à tout le monde ni à toutes les bourses. Il faut donc utiliser les moyens à notre disposition de manière à ce que chacun trouve sa place dans le foyer. Le nouveau compagnon ne doit pas se substituer au parent biologique absent en termes d’affection ou d’autorité. Mais des petites choses comme définir conjointement des règles de vie commune, comme le rangement des chambres, la promenade du chien, peut participer à l’harmonie du foyer et de chacun de ses membres. Rester à l’écoute de chacun est important pour le bien-être de tous.

Savoir doser son autorité


Il n’est jamais très bon de jouer au chef de famille qui décide de tout et veut imposer ses règles. Les enfants ayant eu l’habitude de voir leur parent absent s’occuper de la vie familiale avec leur autre parent n’apprécient généralement pas cet état de fait. D’ailleurs, qui apprécierait ce genre de comportement ? Il est donc préférable de discuter ensemble, en couple et pourquoi pas avec les enfants, des projets ou des modifications dans l’organisation familiale. Sans pour autant se plier à leur moindre désir ou caprice, il est important de s’adapter aux besoins des enfants comme nous nous adaptons aux besoins du couple et de notre compagnon. La famille est un ensemble d’ingrédients dont la recette appartient à chacun des membres.

Ne pas jouer la comédie


Jouer la comédie de l’amour à un enfant ou vouloir « acheter » ses sentiments n’a jamais servit les intérêts de l’un et de l’autre. La confiance en l’adulte peut en être sérieusement altérée du fait du mensonge. Il est alors très difficile de revenir en arrière pour effacer ce qui a été fait ou dit et de créer un nouveau climat de confiance. Laisser faire le temps est souvent une solution simple permettant petit à petit, une adaptation réciproque.

Savoir échanger et communiquer


Il n’y a pas de secret, échanger et communiquer avec les enfants permet entre autres d’éviter les crises pouvant surgir a posteriori. Parler ensemble est également un moyen pour annoncer et préparer les événements importants dans la vie de la famille et donc de chacun de ses membres. La révolte enfantine étant un caractère inné chez les enfants, cela n’empêchera certainement pas les accès de révolte ou de mutisme temporaire. Mais il faut les préserver en leur laissant le temps de s’adapter aux bouleversements que certaines décisions d’adultes impliquent pour eux. Le calme et la sérénité reste le meilleur moyen de franchir les obstacles.

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Date de vérification : 24/06/2008 à 20:46:51