Celle qui convient le mieux au mode de vie de la jeune fille ! Ceci doit se discuter avec son médecin.
La pilule oestroprogestative est une méthode recommandée aux jeunes femmes souhaitant débuter leur contraception*. Aujourd’hui, une jeune femme sur deux utilise la pilule ! C’est le moyen de contraception le plus utilisé. Pourquoi ? Parce que c’est une méthode efficace, simple à prendre et réversible. (Pour tout savoir sur la pilule, cliquer ici)
Même si la pilule reste encore le moyen le plus fréquemment utilisé, de nouvelles méthodes moins contraignantes sont disponibles depuis plusieurs années. Tout aussi efficace que la pilule, le dispositif transdermique (patch contraceptif) ou l’anneau vaginal sont des méthodes contraceptives de plus en plus fréquentes chez les jeunes filles.
En effet, lors des premières relations sexuelles, le premier réflexe doit être d’utiliser un préservatif, parce qu’il convient de rappeler aux adolescents que les moyens contraceptifs comme la pilule, le patch contraceptifs ou les dispositifs intra-utérins (DIU) ne protègent absolument pas des infections sexuellement transmissibles, qui ne se limitent pas uniquement au VIH, mais qui concernent également l’hépatite B, les infections à chlamydia etc.
Le ministère de la Santé recommande d’opter pour une double protection, c'est-à-dire d’utiliser un préservatif et une autre méthode contraceptive, afin de prévenir les risques liés à une mauvaise utilisation (ou un oubli !) du préservatif. Dans une relation stable, le désir de ne plus recourir à un préservatif peut rapidement s’installer : il convient alors de réaliser un test de dépistage, que l’on doit faire au bout de trois mois. Une relation stable est une relation au cours de laquelle les deux partenaires sont fidèles et où en cas de relations sexuelles avec un autre partenaire, ils utilisent systématiquement un préservatif.
C’est une nouvelle très encourageante : lors de leur premier rapport sexuel, 90% des 18/24 ans assurent qu’ils n’ont pas oublié d’utiliser un préservatif. Cette « première fois » intervient en moyenne à 17,2 ans chez les garçons et à 17,6 ans chez les filles et les plus précoces ne sont pas les moins précautionneux.
Certaines jeunes filles qui commencent leur vie sexuelle peuvent parfois appréhender une la perspectivepensent d’une consultation chez un gynécologue ou chez le médecin généraliste.
Or, l’examen gynécologique n’est pas obligatoire lors de la première consultation destinée à la prescription d’une contraception. Cependant, lorsque le mode de contraception a été choisi (qui n’est pas nécessairement la pilule), un suivi gynécologique régulier devient alors nécessaire.
Pour les jeunes filles mineures qui souhaitent consulter un professionnel sans l’autorisation de leurs parents et se faire prescrire un moyen contraceptif, les centres de planification et d’éducation familiale répondront parfaitement à leurs attentes.
Qu’il se déroule chez un médecin généraliste, un gynécologue ou au centre de planning familial, avec l’accord ou non des parents, ce premier rendez-vous permettra à la jeune fille de poser des questions sur la sexualité, de connaître les règles en cas d’oubli de la contraception et d’avoir des renseignements plus précis sur les infections sexuellement transmissibles. Dans des cas particuliers (maladie chronique, diabète notamment), ce rendez-vous se révèle souvent rassurant pour les jeunes filles. Enfin, que l’adolescente ait choisi ou non de se faire prescrire un moyen de contraception à l’aube des premières fois, il est essentiel de se procurer à l’avance des préservatifs.
*sources : ANAES, Recommandations pour la pratique clinique, Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme, Décembre 2004.